Dur lendemain de concert. Réveil bouche pâteuse, ouverture d'un oeil... Virgin 17... Pussycat Dolls... Mmh...
'tain de gros, de bon, de puissant concert. Aucun scrupule à pondre une review pleine d'éloges, j'ai un point de comparaison qui est le Zénith en 2005, où tout était plus que pourri: un gros beauf à mes côtés fan de Florent Pagny qui s'était calé à l'extrémité gauche de la fosse pleine de putes à frange, un son en mousse, un Liam avec une voix pleine de chewing gum, un Nono effacé, un Zak Starkey amoureux de ses cymbales. Coule.
Tout d'abord, mention spéciale au dernier intervenant de la journée, sortant quelquechose comme "Bon, vous êtes crevés... Allez, je vous lâche" vers 19h15. Sprint vers la gare de Cergy, attrapage de RER, puis de métro, slalom entre les revendeurs de place à 500 Euros, arrivée dans le Bataclan vers 20h30, après la première partie. Mission: retrouver mon Bender, accompagné de Bananafrite et Snakerst (la Belgique, c'est fantastique), confortablement installés au balcon.
Preuve de ma myopie grandissante:
J'allais assister à ce concert comme on achète machinalement le sombre alboum d'un groupe que l'on connaît depuis des années, sans même se demander si l'on va apprécier ou non: Oasis passe au Bataclan, impossible de passer outre. Même en sachant pertinemment que ce ne sera pas extraordinaire, au vu des performances vocales et cymbalesques de la dernière tournée Don't Believe The Truth. Pour faire simple, je n'attendais strictement rien de cette soirée.
Pourtant... Dès les premières notes de Fuckin' In The Bushes, dès les premiers mouvements de foule dans la fosse, dès les premières vibrations du balcon, il y a eu cette émotion qui a pointé le bout de son nez. L'attente, aussi. En une demie seconde, l'espérance d'un Slide Away mythique, d'un Masterplan puissant, d'un Wonderwall repris en choeur par tout le Bataclan. Bref, encore un moment à la Nathalie Sarraute: pas de mot pour décrire ça. J'aurais beau faire une liste, ça ne suffirait pas, ou ça ne retranscrirait pas assez fidèlement les ressentis de cet instant.
Grosse première partie:
Rock'n'roll Star
Lyla
The Shock Of The Lightning
Cigarettes & Alcohol
Meaning Of Soul
Foule en délire. Karaoké géant. Poésie du mode "t-shirt mouillé" dès la fin de Rock'n'Roll Star. Une des seules fois où j'ai eu envie de crier comme une groupie Toniiiiiiiight i'm a rock'n'roll staaaaaaaaaaaaaaar avec les 800 autres personnes. Pour la première fois depuis plusieurs mois, le grand Liam y croyait enfin, à cette phrase. Rassurée dès le début. Mais vraiment. Presque en train d'imaginer un Supersonic période There & Then. J'étais de nouveau pleine d'espérances. La faute, en grande partie, à Chris Sharrock, le petit nouveau, batteur, celui qui a longtemps traîné avec Robbie Williams. Il a trouvé sa place et a brillamment succédé à Zak Starkey (Ringo Starr Jr). Technique impressionnante, jeu beaucoup plus lourd et puissant. Enthousiastiquement validé.
Noel Gallagher dans une interview du Magazine MOJO déclare à propos de Chris Sharrock:
"Liam n'est toujours pas content à propos du choix de Chris Sharrock, parce qu'il est le batteur de Robbie Williams. En rentrant à la maison, j'y ai réfléchi et c'était trop tentant de faire chier à la fois Robbie Williams et Liam en un seul coup de fil."
Voilà, ces cinq premiers morceaux, c'est véritablement la partie du concert que j'ai préférée. Pas mal de décès dans la fosse, le joyeux Liam qui pose énormément (m'est d'avis que les caméras y étaient pour quelquechose), qui regarde beaucoup le public et nous applaudit souvent. Qui menace également l'ingé son. Inutile de préciser que les groupies placées en face de lui étaient déchaînées.
Tout est ensuite retombé tel un vieux soufflé. To Be Where There's Life et Waiting For The Rapture, moyennes. Je reste persuadée du fait que le dernier alboum se savoure au casque. Pas en live. Sachant que certains morceaux ont déjà été écartés d'emblée, étant "injouables" sur scène, pourquoi ceux qui ont été retenus le seraient... Falling Down au-dessus du lot, celui-ci a toute ma sympathie. Mais j'y reviendrai.
Flashback pour le bonheur de tous:
The Masterplan
Songbird
Slide Away
Morning Glory
Bon alors, que dire sur The Masterplan? Un chef d'oeuvre. Ces paroles, cette interprétation, ce Nono et sa violabilité extrême... Dimi s'est transformé en groupie dès les premiers accords. Je me suis posée au fond du siège. Juste pour savourer. Saybô. Pas encore de vidéo du Bataclan, je veille.
Songbird... Vaste blague... L'impression que ma voisine n'était venue que pour ce morceau en carton pâte... Cris de truie égorgée dès l'annonce du morceau par Liam, tout fier, qui a du menacer son frangin avec une arme blanche pour l'ajouter dans la setlist. Ma charmante voisine qui a tapé des mains tout le long. Oui bon, une minute trente, sachant qu'il y a un couplet pour trois refrains... Grand moment. Pensée émue pour son copain qui a du comprendre ce matin que lorsque l'on enregistre une vidéo, saypatop de crier à deux centimètres du micro de l'appareil.
Slide Away: un peu poussive. Un peu déçue, en fait. On en avait tous marre de la version acoustique de Nono, sublime mais tellement déprimante (ah ah, souvenir des yeux qui piquent au Cabaret Sauvage...). Slide Away, c'est d'abord la version électrique par Liam. Qui perd en douceur mais gagne en puissance. Résultat mi figue mi raisin, la fosse était morte, et ce blagueur de Liam recommençait à couper chaque fin de phrase en se reculant... Manque de rythme, manque de souffle. Moui, déçue. Même s'il reste mon morceau ultime. Et même si cette répétition de "I don't know, i don't care, all I know is you can take me there" pour l'outro a été tout de même jouissif.
Morning Glory: Woooow. Réveil du Bataclan. Enorme. Intro puissante (Chris, je t'aime). Reprise du karaoké, des pogos, retour de cette émotion si spéciale. Saytrèbon.
Belle vidéo malgré l'image moyenne: fosse déchaînée et vue relativement bonne du fin fond de la salle. Grands moments, ces "need a little time to WAKE UP" et "What's the story morning glory?", bien plus criés que chantés. Je m'inclue dans le lot, aussi étonnant que ça puisse paraître.
Ain't Got Nothing: morceau du dernier album écrit par Liam. Pas besoin d'en dire plus.
The Importance Of Being Idle: du grand Nono. Parfaite.
I'm Outta Time: je n'accroche définitivement pas. Du sous Phil Collins. En plus de ça, l'interprétation était vocalement douteuse. Et puis ce clip qui fait perdre toute once de crédibilité au morceau...
Wonderwall: réveil des ados prépubères à la recherche d'un "homme, un vrai". C'est toujours un plaisir de la réentendre, j'admets.
Supersonic: envie de redescendre dans la fosse. I need to be myself, I can be no one else... Efficace, percutant. Saybon.
Rappel:
Don't Look Back In Anger
Fallin' Down
Champagne Supernova
I Am The Walrus
Don't Look Back In Anger: Surprise du chef. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle me fasse autant frissonner. Nono's rules.
Falling Down: Mon morceau-poulain. Celui auquel je croyais avant même Dimitri. Je l'ai écouté à plusieurs reprises à fond au casque, superbe. Je misais tout dessus en concert. Même s'il est au-dessus des autres morceaux, c'est tout de même resté décevant: les paroles ne sont plus autant sublimées, on enlève toutes les fioritures, ça donne une chanson sympathique, sans plus. Déçue, encore une fois. Même si le fait de l'avoir entendue en live est franchement agréable.
Champagne Supernova: Woooooooooooooooooooow.
I Am The Walrus: fausse alerte avant d'entamer ce dernier morceau, petite blagounette assez douteuse de Liam G., qui annonce avec un grand sourire: "LIVE FOREVER!". Tout le monde se regarde, les yeux brillants, pleins d'espoir. Commence l'intro d'I Am The Walrus. Déception, vite oubliée avec cette joyeuse reprise des Biteulz et les "Woow Woooooow" repris par le public.
Très, très bons souvenirs de ce concert. Le meilleur de la fratrie sourcilleuse depuis quelques années (2002?). Gros et bon son, certainement dû au fait que nous n'étions pas collés à la scène. Grande claque. La voix de Liam est plutôt bonne, bien meilleure en tout cas qu'en 2005. Noel se bonifie avec le temps (gniiiii), Gem prend de plus en plus d'assurance, le nouveau batteur est franchement bon. Petit bémol pour Andy j'm'emmerdesurscène Bell. Douce pensée pour ceux qui ont participé à la mêlée afin de tenter de récupérer le tambourin généreusement lancé par Liam, ainsi que pour Clément, qui a au passage perdu sa main.
Emouvotionnantes, ces cinq bonnes minutes pendant lesquelles le grand Noel nous a fait la moue en regardant sa chemise trempée.
Merci à mon Dimi qui a affronté la pluie et le vent pour nous garder ces deux belles places.
Ravie d'avoir fait la connaissance d'Emilie et de Steve. Ravie également d'avoir recroisé la route de M. Champagne, fils de Georges Clooney.
Quant à McCoy, je t'attends.
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